L’obsolescence programmée on connait mais l’obsolescence des compétences ?

Nov 5, 2020 | Accoform

L’obsolescence des compétences inquiète les salarié.es et les Directions des Ressources Humaines (DRH)

Le baromètre de Cegos collecte les avis et perceptions de 1780 salariés et 240 Directeurs ou Responsables des Ressources Humaines / Directeurs ou Responsables de la formation (DRH/RRH/RF), travaillant tous dans des entreprises du secteur privé de 50 collaborateurs ou plus, ont été interrogés dans 4 pays : France, Allemagne, Italie et Espagne.

Près de 50% des DRH français jugent que les compétences des salarié.es seront dépassées à l’horizon 2023. Cela est la conséquence des nombreuses transformations qu’ont opéré les entreprises.

Digitales, technologiques, sociétales, environnementales, …, tous ces changement ont profondément fait évolués les postes de travail et les compétences liées aux différentes missions et tâches des collaborateurs.trices.

Quels sont les enseignements de cette étude ?

Cette prise de conscience comment à toucher les salarié.es car près de 20% d’entre eux pensent que leurs compétences seront bientôt dépassées, 10% pensent qu’elles sont déjà périmées.

20% ne s’inquiètent pas car pour eux, leurs entreprises veillent à cela.
40% indiquent surveiller eux-mêmes que leur savoir-faire soit conforme avec les besoins de leurs employeurs
Près de la moitié des salarié.es sont favorables à l’idée de se former en situation de travail (40% des DRH sont du même avis)
Ils sont un tiers à penser que la formation à distance peut répondre à leurs attentes contre 40% des DRH.
Les thèmes de formation plébiscitées sont les compétences digitales (34%), les soft skills (33%) : animer et gérer un projet, négociation, gestion du temps et des projets, créativité, … mais également les compétences liées à la transformation du modèle d’entreprises.

Les compétences métier ne représentent que 19% des besoins de formation.

Près de 40% des acteurs interrogés estiment que la formation est une réponse à cette question.

Quels sont les leviers financiers ?

Près de 70% des DRH considèrent que la dépense de formation de l’entreprise n’a pas bougé depuis la réforme de 2018.
Le CPF semble constituer une réponse aux attentes et près de 30% pensent négocier un accord d’abondement.
Le CPF constitue l’outil plébiscité par les salarié.es qui sont 83% à vouloir s’en servir pour mettre leurs compétences à jour.

Quels sont les enjeux pour les entreprises ?

Pour les entreprises de plus de 50 salarié.es, les enjeux sont forts et les risques importants.
Un effet les employeurs sont tenus de mettre en place des entretiens professionnels (tous les 2 ans) et former régulièrement leurs collaborateurs.trices. Un entretien de synthèse tous les 6 ans doit permettre de faire le bilan de la période écoulée.
Une entreprise ne respectant pas cette loi sera condamnée à verser 3000 € sur le compte de chaque collaborateur.
Les entreprises doivent donc mettre en place un plan de développement des compétences beaucoup plus efficient et juste afin de proposer une formation à tous les collaborateurs.trices sans exception.

Les entreprises vont devoir également se tourner vers de nouveaux dispositifs de formation comme l’action de formation en situation de travail (arrivée en décembre 2018) et la formation à distance (e-leaning, ..) pour gagner en efficacité au plus près du poste de travail mais également gagner en compétitivité prix afin de proposer des formations plus économiques.
En effet l’entreprise doit former plus avec des budgets à la baisse aussi la nouvelle équation favorise des modalités de formation plus digitaux et du « fait à la maison » avec l’homologation des formations internes comme des action de formation professionnelle reconnues par la législation française.

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