Formation professionnelle : adopter les bonnes pratiques en entreprise

Sep 20, 2019 | Réforme formation, RH

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​Contrairement au DIF, le CPF est la propriété de l’individu et non de l’entreprise, qui est le seul à pouvoir l’activer et l’utiliser. Un changement de logique pour les entreprises, qui doivent désormais identifier comment l’intégrer dans leurs stratégies de formation. En attendant la sortie de l’application mobile dédiée au CPF à l’automne 2019, quelques opportunités et bonnes pratiques peuvent être saisies et utilisées.

Être pro-actif

Bien que la réforme de la formation professionnelle instaure des mesures censées faciliter l’accès au CPF, force est de constater que :

  • Les entreprises de plus de 50 salariés anticipent la baisse des financements mutualisés :
  • Depuis janvier 2019, la Caisse des dépôts et consignations enregistre une diminution du nombre de dossiers CPF validés.

Les DRH doivent déployer des formations car légalement, l’entreprise a toujours la responsabilité de l’employabilité du salarié. Il est par exemple possible de mettre en place des accords d’entreprises afin d’inciter les salariés qui sont intéressés à utiliser leur CPF car se former sur son temps de travail en étant rémunéré : c’est gagnant / gagnant

 Anticiper la création de catalogue de formations

Toutes les formations inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) sont désormais éligibles au CPF. Dès cette année, il est donc conseillé de « créer des catalogues de formations en interne, référencer les acteurs de la formation dans différents domaines pour les proposer aux salariés

Ne pas se croire à l’abri des recours

Depuis la monétisation du CPF, les collaborateurs sont davantage motivés à réclamer le montant correctif de leurs droits à la formation. « Les employeurs ont intérêt à abonder à hauteur de 50 % minimum, même si les OPCO ne financent plus une partie du salaire, afin de ne pas avoir à verser l’abondement correctif de 3 000 €. Attention aux recours, qui peuvent émaner de diverses personnes : le salarié lui-même, les instances représentatives du personnel qui vérifient si une formation a eu lieu et demande à l’employeur cet abondement, l’inspection du travail et les avocats qui défendent le salarié lors de la négociation de départ s’il est prouvé que ce dernier n’a pas été formé »

Accompagner les salariés

En principe, avec l’application mobile dédiée au CPF, les salariés n’auront plus besoin de passer par un intermédiaire (OPCA, OPCO) pour utiliser leur CPF. Mais dans la réalité les futurs utilisateurs ne la prendront pas en main par eux-mêmes. « Certains salariés seront probablement découragés en voyant qu’ils n’ont pas encore de somme créditée sur leur CPF. Le rôle des RH sera de les accompagner, c’est-à-dire de leur expliquer que le CPF n’est pas la seule ressource à leur disposition : l’entreprise accompagne, abonde, … pour convaincre le salarié de puiser dans son CPF pour financer une formation qui intéresse également l’entreprise, il faudra donc l’accompagner dans ses choix d’acquisition de nouvelles compétences.

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